Par Noémie Rondeau |

Trois Québécois étaient à l’honneur lors de la finale du volet masculin de l’épreuve des bosses aux Jeux olympiques de PyeongChang. La compétition se déroulait le 12 février dernier au Parc à neige Bokwang. Les trois athlètes du fleur de lysée ont fièrement représenté le Canada.

Après les vagues de qualification, les trois représentants canadiens s’attaquaient finalement à la finale de l’épreuve des bosses. La possibilité de voir plusieurs Canadiens monter sur les marches du podium n’était donc pas écartée.

Le « king » de la montagne

Kinsbury skiait avec confiance lors de sa dernière descente. — Archives, Agence France-Presse

Kinsbury skiait avec confiance lors de sa dernière descente. — Archives, Agence France-Presse

Reparti avec la médaille d’argent tout juste derrière le « boss » des bosses, Alexandre Bilodeau, aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, Mikaël Kingsbury se présentait en 2018 avec la volonté de remporter l’or. À l’aube des Jeux olympiques de PyeongChang, il ne manquait que la médaille d’or olympique à sa collection. Avec 48 victoires en Coupe du monde et ayant remporté six Globes de cristal consécutifs, Mikaël Kingsbury était l’aspirant numéro un au titre de médaillé d’or olympique.

Mikaël a finalement réalisé son rêve de petit garçon : remporter l’or olympique à l’épreuve des bosses. Avec un pointage de 86,63 points, le bosseur canadien a devancé ses rivaux l’Australien Matt Graham, avec 82,57 points, et le Japonais Daichi Hara, avec 82,30 points.

« J’ai rêvé à ce moment depuis que je suis tout petit! Je ne peux remercier assez mes coachs, entraîneurs, fans, amis, famille et mes coéquipiers Philippe Marquis et Marc-Antoine Gagnon. Je vous aime », a-t-il déclaré sur une publication Facebook accompagnée d’une photo de lui (photo à la une) après sa victoire.

Grande déception pour Philippe Marquis

À ses derniers Jeux olympiques, le skieur Philippe Marquis se présentait dans une position non favorable lors de cette finale. Lors de la Coupe du monde de ski acrobatique, à Deer Valley, il a été victime d’une rupture du ligament croisé antérieur au genou droit à moins d’un mois des Jeux. Son but étant de participer à ses derniers jeux olympiques, il a donc renoncé à une chirurgie qui l’aurait écarté des pistes pour une durée de six mois.

Lors de la finale, Marquis n’a pas terminé la première descente. Il a mal atterri lors de son premier saut et est sorti de la piste en douleur. Un parcours olympique qui se termine sur une note décevante pour Philippe, qui continue de se dire « keep fighting », une expression inscrite à l’intérieur de ses gants.

À nouveau au pied du podium

De son côté, le Québécois Marc-Antoine Gagnon a conservé la même position qu’aux Jeux de Sotchi en 2014. Avec 77,02 points, il termine au pied du podium, tout juste derrière le Japonais Daichi Hara.

Les trois athlètes québécois ont tout de même rendu honneur à leur pays avec des performances à la hauteur des attentes. C’est la fin aux olympiques pour Philippe Marquis, mais pas pour Mikaël Kingsbury et Marc-Antoine Gagnon, qui sont maintenant en route vers les prochains Jeux olympiques d’hiver à Pékin en 2022.

Crédit photo à la une : Facebook/Mikaël Kingsbury